Le Nouvelliste
Schiller Louidor répond à Me Bernard Gousse
Sept. 29, 2020, midnight
Les déclarations faites par l’ex-ministre de la Justice, Bernard Gousse, le 22 septembre à l’émission Dèyè Kay animée par Roberson Alphonse sur Télé 20 soulèvent l’ire des membres de l’opposition. Critiquant la stratégie généralement utilisée par les gens de l’opposition pour lutter contre le pouvoir en place, le juriste avait appelé à une réinvention de l’opposition. « Cette proposition n’aurait pas dû venir de Me Gousse », fait savoir Schiller Louidor. Sur Magik 9 mardi, il précise que l’ancien ministre de la Justice a toujours été en face de la population. « En 2004, quand on massacrait la population à Bel-Air, Me Berand Gousse était ministre de la Justice », rappelle Schiller Louidor. Il rappelle aussi avoir vu de ses propre yeux Me Bernard Gousse arborer un fusil T 65 et 9 mm, le 29 février 2004, le jour du départ de l’ancien président Jean Bertrand Aristide. « Il est toujours contre le peuple », soutient-il. En raison de sa position idéologique, Schiller Louidor pense que Bernard Gousse aurait toujours été contre l’opposition. Soulignant que Bernard Gousse avait été désigné par Michel Martelly pour être son Premier ministre, Schiller Louidor met en cause la crédibilité de l’homme de loi à critiquer l’opposition. « Avec tout le respect que je lui dois, Me Gousse avait choisi Michel Martelly au détriment de l’intellectuelle chevronnée qu’est Mme Manigat ». « Une opposition à un gouvernement ne peut pas être une opposition contre l'intérêt des citoyens. Soit l’opposition qui existe réinvente ses méthodes, soit qu’émergent d’autres personnes qui font opposition d'une certaine manière pour prendre le pouvoir. Si on travaille pour le peuple, on ne pourra pas le détruire », avait déclaré Bernard Gousse. « Trop d’enfants perdent leur année scolaire, trop d’entrepreneurs perdent leur business, trop de personnes n’arrivent pas à payer les prêts qu’elles ont effectués auprès des banques parce que tout simplement on les empêche de fonctionner », avait-il souligné. Les reproches de Me Bernard Gousse ne sont pas fondés, souligne Schiller Louidor. « Le peyi lòk a été un mouvement de la population. Elle a adhéré à son propre mouvement », rappelle-t-il. Schiller Louidor insiste : « Le problème, c’est Jovenel Moïse ». Il affirme que le Secteur démocratique et populaire va continuer à mobiliser en vue d’exiger le départ de Jovenel Moïse.