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Le Nouvelliste

Covid-19 : de vives inquiétudes au Plateau central

March 25, 2020, midnight

Quelques jours après la confirmation de cinq cas testés positifs du Covid-19 dans le pays, plusieurs communes du département du Centre se mobilisent pour éviter la propagation de la maladie. À Hinche, plusieurs personnes se sont présentées au centre de tri de l'hôpital Sainte-Thérèse de Hinche pour se faire dépister. Les campagnes de sensibilisation, de distanciation et de confinement, entre autres mesures... deviennent de plus en plus fréquentes à travers le pays. Cependant dans le département du Centre, notamment à Hinche, les informations sur les nouveaux cas de contamination par le coronavirus n'ont pas cessé de soulever de vives inquiétudes. « Il ne s'agit pas de semer la panique, mais le risque de la propagation du coronavirus est bien réel dans le pays », a déclaré le directeur départemental sanitaire du Centre, Denis Joseph Jean-Baptiste. D'après lui, la prévention et le respect des principes d'hygiéne de faire face à la force de l'épidémie. Deux cas de personnes atteintes du coronavirus sont placées dans un hôpital dans le département avec environ 385 cas enregistrés dans le système de tri de l'HSTH à la suite de toux aiguë. " J'appelle la population à garder son calme. L'heure n'est pas à l'affolement », a-t-il insisté.   La peur d'être infecté gagne du terrain plus vite que l'épidémie au Plateau central. Les habitants sont à bout de souffle dans les sections communales. Il ne se passe une seconde sans que des gens ne se plaignent du coronavirus , selon Juno Pierre, secrétaire général de l'Association des jeunes réunis pour le développement du Plateau central  (AJRDPC), plaidant en faveur de l'accès à l'eau potable et de l'assainissement dans les zones reculées du pays. Celui qui s'implique dans le développement local à travers son organisation s'est dit inquiet de la pénurie d'eau et au poste de quarantaine dans les zones reculées où les personnes doivent parcourir des kilomètres pour trouver de l'eau et le centre le plus proche. « La situation est très préoccupante dans les communautés reculées. La population éprouvera de grandes difficultés à se faire soigner. Les routes menant aux centres hospitaliers sont en piteux état et les  cuaffeurs de taxi-moto en profitent pour imposer aux malades des coûts exorbitants pour le transport », s'est-il inquiété. À l'hôpital universitaire de Mirebalais, un psychologue a par ailleurs indiqué au journal que la plupart des patients rencontrés actuellement parlent de "stress" en raison du niveau de panique qui sévit au sein de la population. « Si rien n'est fait, on va arriver à une phase où la peur battra son plein à la place du Covid-19, a-t-il fait savoir.