Le Nouvelliste
Les centres GHESKIO s'inquiètent pour leurs malades
Oct. 7, 2019, midnight
Ces centres qui s'occupent, entre autres, des patients vivant avec le VIH-SIDA et la tuberculose se trouvent dans une situation délicate en raison du climat d'insécurité qui règne au Bicentenaire.Les patients, depuis le début de cette année, ont connu pas maintes interruptions dans leurs traitements respectifs.Bien avant le début des derniers mouvements «peyi lock», l’un des responsables du centre Gheskio, le Dr Patrice Joseph, avait exprimé ses préoccupations compte tenu de la réduction du nombre de personnes vivant avec le VIH qui ne prennent pas régulièrement leurs médicaments antirétroviraux (ARV).Alors que les activités reprennent leur cours normal dans le pays, «les centres GHESKIO rappellent aux patients qu'ils doivent continuer à prendre leurs médicaments pour rester en santé.»«Par ailleurs, les personnes qui devraient recevoir les médicaments chez eux n'ont pas besoin d'avoir peur, ils continueront à recevoir leurs médicaments comme prévu», rassurent les centres GHESKIO.Un peu plus loin, ils se veulent un peu plus efficaces en mettant à la disposition des patients des numéros de téléphone pour une meilleure distribution des médicaments. «Les malades peuvent appeler pour prendre des informations sur l'endroit le plus proche pour aller prendre leurs médicaments. Pour le centre au Bicentenaire, ils peuvent appeler au 38320463, et au 44682688 pour celui de Tabarre.»En début d'année, certains bailleurs internationaux avaient exprimé des réserves sur la façon dont les patients souffrant de la tuberculose et du VIH reçoivent leurs médicaments. Ils avaient notamment estimé que les conditions de conservation des médicaments ne sont nullement garanties quand on donne des médicaments pour un mois à un malade.Cependant, force est de constater que les centres qui prennent en charge ces patients fragiles n'ont pas d'autre choix face à une réalité aussi inquiétante, dans un pays où tout peut arrêter, et ceci à tout moment.