Le Nouvelliste
Démission des huit membres du Conseil électoral provisoire pour faciliter un dialogue politique
July 24, 2020, midnight
« Monsieur le Président de la République, Dans la perspective de parvenir à une normalisation institutionnelle, le pouvoir exécutif a clairement exprimé sa décision de procéder à un changement de la Constitution et d'enclencher sans délai le processus électoral. Face aux responsabilités qui lui incombent, le Conseil électoral provisoire a l'honneur de souligner à votre attention ce qui suit: Aujourd'hui, notre pays fait face à une grave crise politique et institutionnelle, entrainant de lourdes conséquences aux niveaux économique, social et sécuritaire. Tout en reconnaissant l'urgence de la normalisation, il nous parait essentiel de prioriser le dialogue entre les principaux acteurs du pouvoir, de l'opposition et de la société civile en vue d'aboutir à un consensus approprié. Cette étape inévitable constitue un passage obligé pour parvenir à une solution viable capable de juguler la crise actuelle. Il s'agit également d'une condition indispensable pour la fiabilité et la réussite d'un processus électoral inclusif. Réf: correspondance du CEP à la Présidence en date du 3 avril 2019. En vue de faciliter cette évolution, les soussignés, membres du Conseil électoral provisoire, ont décidé volontairement de vous présenter leur démission qui prendra son plein effet le lundi 27 juillet 2020 », lit-on dans la correspondance des huit membres du CEP au chef de l’État dont Le Nouvelliste a eu copie. Cette correspondance porte les signatures de : Léopold Berlanger, président, désigné par le secteur Presse ; Carlos Hercule, vice-président, désigné par la Conférence épiscopale d’Haïti ; Frinel Joseph, trésorier : Cultes réformés ; Kenson Polynice : secteur Paysan/Vaudou ; Marie-Herolle Michel : secteur patronal ; Josette Jean Dorcély : secteur syndical ; Jean Lucien Bernard : secteur Université ; Marie Frantz Joachim : secteur Femme ; Jean Simon Saint-Hubert, qui avait démissionné, a été désigné par le secteur des Droits humains.