Le Nouvelliste
Le conseil des ministres autorise le MSPP à se procurer des vaccins anti-covid-19
March 17, 2021, midnight
Après les différentes annonces sur le processus de vaccination en République Dominicaine, Haïti a officiellement emboîté le pas ce mardi 16 mars 2021. Dans une résolution prise en conseil des ministres, le MSPP est autorisée à entreprendre toutes les démarches nécessaires en vue de rendre disponible les vaccins contre la Covid-19 en Haïti. "En vue de promouvoir un accès équitable à des vaccins anti-COVID-19 sûrs et efficaces, il a été mis en place la Facilité COVAX regroupant de nombreux participants, dont Haït", lit-on dans les premières lignes des considérations. Considérant que ces vaccins sont mis sur le marché en dehors des circonstances normales, et des solutions habituelles de transfert des risques ; que les fabricants hésitent à fournir ces vaccins sans que ne soient couverts les risques qu’ils encourent. Considérant que tous les pays qui reçoivent leurs vaccins anti-COVID-19 par le biais de la Facilité COVAX sont tenus d’exonérer les fabricants de toute responsabilité quant aux effets indésirables graves résultant de l’utilisation ou de l’administration d’un vaccin et de les indemniser contre les pertes qu’ils pourront subir suite au déploiement et à l’utilisation de ces vaccins ; que, pour ce faire, ces pays doivent signer un accord type d’indemnisation", poursuit cette résolution prise en conseil des ministres qui semblent mettre beaucoup d'accents sur les effets indésirables inhérents au processus de fabrication des vaccins anti-covid-19. "Considérant que, selon ce qui ressort des documents soumis, les pays ne pourront pas négocier le contenu de l’accord type d’indemnisation et que toute modification importante sera rejetée par les fabricants et retardera ou empêchera la livraison des vaccins ; Considérant que l’intérêt du peuple Haïtien commande que le pays dispose d’un stock de vaccins pour protéger les groupes cibles ; que, de plus, il ne pourra pas refuser ces vaccins sans s’exposer à une mise à l’index par les pays qui ont procédé à la vaccination de leur population" abondent les signataires de cette résolution. "Le Conseil des Ministres reconnaît la nécessité pour le pays de disposer de vaccins anti C0VID19 au bénéfice de la population. En ce sens, il entérine les démarches entreprises par le Ministère de la Santé publique et de la Population en vue de se procurer ces vaccins", décident officiellement le pays tout en rappelant que " cet accord n’engage pas seulement la responsabilité du Ministère de la Santé publique et de la Population, mais aussi celle de l’État haïtien ; qu’ainsi la signature du Ministère de la Santé publique et de la Population doit être autorisée par le Conseil des Ministres. Toujours dans le chapitre des résolutions prises, le Conseil des Ministres donne son accord pour la réception des vaccins dans les conditions stipulées dans le document de soutien de l’Alliance Globale et l’immunisation (GAVI). "Il demeure entendu que ces vaccins ne seront pas obligatoires et que les récipiendaires devront signer un formulaire de désistement de toute poursuite contre les fabricants et l’Etat en cas de manifestation d’effets indésirables graves suite à l’administration du vaccin", précise la résolution publiée dans le journal officiel Le Moniteur. Fort de ces considérations, "le Conseil des Ministres autorise le Ministère de la Santé publique et de la Population et le Ministère de l’Économie et des Finances à signer l’accord type d’indemnisation et tous autres documents constitutifs du dossier de la demande de vaccin." En dehors des grandes et petites considérations sur les vaccins anti-covid-19 reste l'épineuse question de la spécificité des vaccins, les exigences de stockage, la vieille sanitaire, le contrôle de qualité à moyen et long terme... Ceci dans un contexte où plusieurs pays Européens ont interdit cette semaine l'utilisation du vaccin AstraZeneca craignant de possibles effets indésirables. Dans une entrevue accordée au quotidien Le Nouvelliste, le Dr William Pape avait souligné la nécessité de définir un ordre de priorité, et de penser à une campagne de sensibilisation.