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Le Nouvelliste

Des organisations  de  la  société civile jacmélienne réclament justice pour des  détenues à la prison civile de Jacmel

March 11, 2021, midnight

À l’instigation   de l’organisation féministe ‘’FANM DESIDE’’, des dizaines de manifestants issus de plusieurs organisations œuvrant dans la promotion des droits humains entre autres, ont  marché pacifiquement dans les rues de  Jacmel le jeudi 11 mars 2021  pour exiger de l’État une enquête sérieuse et objective relative à la dans le dossier de maltraitance qu'auraient subie des détenues de la population carcérale féminine des mains de certains agents de l’APENA à la prison civile de Jacmel. FANM DESIDE, RESEDH, OJEDEDESE, ZANSET, SOMA, AZAMA, BAL, JCI Jacmel  sont les principales organisations qui ont craché leur ras-le-bol face aux violences dont sont victimes les femmes haïtiennes, notamment celles croupissant depuis des années à la prison civile de Jacmel sans être entendues par un juge. Les manifestatnts reprochent à certains policiers de l’APENA d’avoir bastonné à un niveau frôlant la torture des femmes détenues à la prison civile de Jacmel. Certains protestataires ont aussi parlé de cas de viol dont seraient victimes certaines femmes détenues dans ce centre carcéral. Vers 11h du matin, le jeudi 11 mars, les protestataires se sont  massés devant  le commissariat de Jacmel, pancartes en main. Les manifestants ont  lancé des paroles  très acides contre les  policiers  de l’APENA, qualifiés de bourreaux à cause des actions violentes qu’ils ont posées sur les détenues les 7 et 8 mars dernier.  Les protestataires, pour la plupart des femmes, se sont ensuite rendus devant le parquet  de Jacmel pour demander au commissaire du gouvernement de Jacmel, Me  Lionel Chérima, de prendre ses responsabilités. ‘’Je viens de parler aux  victimes, elles m’ont expliqué  qu’effectivement les agents de l’APENA  les ont maltraitées. Nous autres à l’organisation  ‘’FANM DESIDE’’, nous demandons justice et réparation pour ces victimes’’, a déclaré Marie-Ange Noël,  coordonnatrice de  ‘’FANM DESIDE’’. De son côté le commissaire Chérima annonce la formation  d’une commission d’enquête constituée d’organismes de défense des droits humains de la région et d’autres entités  afin d’établir la vérité sur ce qui s’est réellement passé à la prison civile de Jacmel, les 7 et 8 mars derniers.