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Le Nouvelliste

ENEPH encourage des familles à enregistrer leurs enfants à l’État civil

Oct. 16, 2020, midnight

L’organisation Enfants Epanouis d'Haïti (ENEPH) a réalisé du 12 septembre au 12 octobre une campagne de sensibilisation dans les communes des Gonaïves, Gros-Morne et Ennery à l’intention des gens qui n’ont, jusqu’ici, pas encore été enregistrés sur les registres de l’état civil dans le pays. Cette activité tenue autour du thème : «Anrejistre m» veut pallier le problème d’identification des personnes rencontrées notamment dans les milieux reculés du pays. Selon le Fonds des Nations unies pour l'enfance, généralement désigné par l'acronyme (Unicef), partenaire de ENEPH dans le cadre de ce projet, en Haïti, 1 enfant sur 6 n’est pas enregistré à la naissance, ce qui les prive de leur premier droit à l’identité. C’est pourquoi l’ENEPH a formé, avec le support financier de l’ambassade du Canada en Haïti pas moins de 30 enfants dans le département de l’Artibonite sur l'enregistrement des naissances, l’importance de l’acte de naissance, le contenu d’un acte de naissance, le processus d’obtention et son utilité. Dans certaines localités comme Terre-Blanche (Gros-Morne), Capon (Ennery) Champ-Flo (Gonaïves), ENEPH a rencontré pas moins de 50 enfants non encore enregistrés dans ses visites de terrain. Pour lutter contre le faible taux d’enregistrement de ces zones, ces enfants formés deviendront ainsi des porte-voix pour sensibiliser les parents à enregistrer leurs enfants à l'état civil dans les communes d'Ennery, Gros-Morne et Gonaïves, a affirmé Guetty Bazin, coordonnatrice de ENEPH. Ils ont pu déjà sensibiliser environ un millier de personnes dans les trois communes à travers les églises, les marchés public et un programme de porte-à-porte. « Nous avons misé sur les enfants pour parce qu’ils sont généralement les victimes de ce problème d’identification. En tant qu’organisation qui assure la promotion des droits et le bien-être des enfants, nous croyons que ces jeunes de 10 à 14 ans peuvent valablement transmettre ce qu’ils ont appris lors des séances de formation et sensibiliser les gens à la nécessité de procurer à leurs enfants un document d’identité après l’accouchement », a fait savoir Guetty Bazin qui précise que grâce à sa stratégie d’éducation par les pairs, ENEPH a fait des enfants les acteurs de cette campagne de sensibilisation. En attendant l’application du décret portant sur le Numéro d’identification unique et la Carte d’identification nationale qui remplaceront les actes de naissance par des certificats de naissance, des familles dans les sections communales de Gonaïves, Gros-Morne et Ennery ont émis le souhait que les officiers d’état civil viennent dans les localités pour enregistrer les enfants. L’enregistrement à la naissance n’étant toujours pas effectif, selon la coordonnatrice de ENEPH, puisque les femmes donnent naissance à leurs enfants chez elles.