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Haïti – Transition : pressions internationales contre le CPT
Jan. 23, 2026, midnight
Alors que des informations persistantes font état d’une possible résolution du Conseil présidentiel de transition (CPT) visant à révoquer le Premier ministre Alix Fils-Aimé, plusieurs partenaires internationaux d’Haïti ont publiquement réagi. Ces réactions font suite à l’hypothèse de son remplacement par intérim par l’actuel ministre de l’Économie et des Finances, Alfred Fils Métellus.Sur la plateforme X, les ambassades de pays occidentaux ont condamné cette initiative et exprimé leur soutien au chef du gouvernement en fonction. Les États-Unis ont été les premiers à réagir par la voix de responsables du Département d’État, avertissant que toute tentative de modification de l’exécutif à ce stade de la transition pourrait avoir de lourdes conséquences.Dans un message publié par le Département d’État américain, Washington a réaffirmé son appui au Premier ministre Alix Fils-Aimé. « Les États-Unis maintiennent leur soutien indéfectible à la stabilité et à la sécurité d’Haïti. Nous considérons que la récente annonce du CPT est illégale. Le mandat du Premier ministre reste essentiel pour faire progresser les efforts visant à lutter contre les gangs et à stabiliser le pays », a écrit l’institution.La veille, le 22 janvier, l’ambassade des États-Unis en Haïti avait déjà adopté un ton ferme. Elle avait déclaré que toute tentative de modification de la composition du gouvernement par le CPT, à quelques jours de la fin de son mandat, serait considérée comme nulle et non avenue. Washington a également prévenu que toute personne soutenant une telle initiative agirait contre les intérêts des États-Unis, de la région et du peuple haïtien, et pourrait s’exposer à des mesures appropriées.Dans la foulée, d’autres partenaires internationaux ont emboîté le pas. La Délégation de l’Union européenne en Haïti, ainsi que les ambassades d’Allemagne, d’Espagne et de France, ont appelé les autorités de transition à faire preuve de responsabilité et de sens de l’intérêt général. Selon leur déclaration conjointe, tout changement à la tête du gouvernement, à l’approche de la fin du mandat du CPT, risquerait de compromettre la dynamique en cours des forces de sécurité contre les gangs armés.Le Canada s’est également dit profondément préoccupé par les tentatives de certains membres du CPT de remplacer le Premier ministre à quelques jours seulement de la fin de leur mandat. Dans un message publié sur X, l’ambassade canadienne a estimé qu’une telle démarche ne ferait qu’affaiblir la stabilité et la sécurité du pays à un moment critique. Ottawa a de nouveau appelé les membres du CPT à respecter leur engagement de quitter leurs fonctions le 7 février.A lire aussi :