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Haïti – Transition politique : ATHA exprime sa position sur les élections
Jan. 18, 2026, midnight
Dans son texte, ATHA dresse un constat sévère de la crise haïtienne. Le parti évoque l’aggravation de la pauvreté, l’insécurité alimentaire, les déplacements internes massifs et la dégradation continue des institutions. Il estime que la transition politique, engagée depuis plusieurs années, n’a pas permis de rétablir la stabilité ni de répondre aux attentes fondamentales de la population.Se référant à l’Accord du 3 avril 2024, ATHA considère que la mission du CPT n’a pas été pleinement accomplie à l’approche du 7 février. Le parti plaide pour la fin de la transition et affirme que seules des élections libres, crédibles et inclusives peuvent permettre de doter le pays d’autorités légitimes issues du suffrage populaire.Cette prise de position intervient dans un contexte institutionnel marqué par de fortes incertitudes. À ce jour, aucun calendrier électoral pleinement opérationnel n’est en vigueur à l’échelle nationale, tandis que les conditions sécuritaires restent très fragiles dans plusieurs régions du pays. Si des efforts ont été engagés par le Conseil électoral provisoire (CEP) et le gouvernement, notamment à travers la publication de documents de cadrage, de nombreux défis logistiques, sécuritaires et financiers demeurent.ATHA salue par ailleurs les récentes opérations menées par la Police nationale d’Haïti dans la région métropolitaine de Port-au-Prince, qu’il considère comme une condition préalable à toute perspective électorale. Le parti appelle également à un dialogue national inclusif afin d’éviter une impasse institutionnelle.Comme d’autres formations politiques, ATHA réaffirme ainsi son attachement au principe des élections comme issue à la crise. Toutefois, son document ne précise ni mécanisme concret, ni échéancier réaliste permettant d’aboutir à un scrutin généralisé à très court terme, à quelques semaines seulement de l’échéance constitutionnelle évoquée.À l’approche du 7 février, ces déclarations traduisent autant une inquiétude partagée sur l’avenir du pays qu’une recomposition du discours politique. Elles posent surtout une question centrale : comment concilier l’exigence de légitimité démocratique avec les contraintes sécuritaires, institutionnelles et opérationnelles qui continuent de peser sur Haïti.