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Le Nouvelliste

L'ADIH et ses partenaires maintiennent le cap sur la formation de la main-d'oeuvre

Oct. 21, 2020, midnight

L’Association des industries d'Haïti (ADIH) et ses partenaires, dont Taïwan, tablent sur la formation de la main-d’œuvre dans l’industrie de la sous-traitance textile. « La main-d’œuvre qualifiée aura une place de premier choix », a fait savoir le président de l’ADIH, Wilhem Lemke, à la cérémonie de collation de diplômes d'un groupe de 93 jeunes des départements du Nord et du Nord-Est, au terme d’une formation de six semaines en couture au Centre de formation en technologie de vêtements (CFTV) et à Textiles Apparel Service Center (TASC) de l'ADIH, au parc industriel de Caracol, mercredi 21 octobre 2020. Pour M. Lemke, l’ADIH regarde l’avenir et les opportunités de création d’emplois dans plusieurs secteurs grâce au renouvellement du CBTPA, une loi permettant d’exporter presque tout, sauf les armes, sans payer de droits de douane. Aux récipiendaires, Wilhelm Lemke a rappelé l’importance de la formation et de la discipline pour réussir dans la vie. Richard Wen-jian Ku, l’ambassadeur de Taïwan, l’un des partenaires qui financent ce programme de formation, se réjouit de prendre part à cette cérémonie. La formation « est bénéfique » pour le secteur textile, a ajouté le diplomate, qui renouvelle la volonté de « continuer à accompagner l'ADIH à former des techniciens qualifiés ». Avec l’ADIH, Richard Wen-jian Ku a aussi évoqué, plus que jamais, « la volonté de resserrer les liens déjà fraternels dans le but  d’encourager les investissements mutuels dans des domaines divers et variés », d’œuvrer au raffermissement de la coopération. Le président de la Chambre de commerce et d’industrie du Nord-Est, Pierre Bob Ary, a « loué l’investissement effectué dans la formation de ces 93 jeunes ». « Nous avons besoin de techniciens. Il faut valoriser les métiers manuels », a-t-il précisé dans une interview accordée au Nouvelliste en marge de la cérémonie. 65 % de notre population est jeune, il faut les former à tous les métiers pour qu’ils atteignent leurs potentiels. Il faut investir plus de temps et d’argent dans la jeunesse, a indiqué le président de la Chambre de commerce et d’industrie du Nord-Est. Pour lui, c’est une cause à défendre par toutes les chambres de commerce. Pierre Bob Ary a indiqué que la région du grand Nord a d’immenses potentiels et tant de défis à relever également. Ceux qui ne peuvent pas ou ne veulent pas entrer à l’université doivent pouvoir étudier la mécanique, l’électromécanique, la plomberie et d’autres métiers, a plaidé avec passion le président de la Chambre de commerce et d’industrie du Nord-Est. L’une des récipiendaires, Nerville Rosecarson, 22 ans, originaire de Terrier-Rouge, son bac en poche, a confié au journal « son contentement de savoir coudre ». « Je suis contente de savoir coudre. J’effectue des démarches pour trouver un emploi », a-t-elle signalé. Diplômé lui aussi, Augustin Jules, un Capois de 25 ans, n'a pas caché  sa joie. Il est lui aussi à la recherche d’un emploi. En général, ceux qui suivent cette formation finissent par décrocher un emploi dans le secteur, a appris le journal. « Lors de ma visite au TASC de la Sonapi, M. Lemke a rappelé que tous les stagiaires sortants avaient trouvé un emploi. Bravo pour ce 100 % de recrutement », s’est félicité l’ambassadeur de Taïwan, Richard Wen-jian Ku. Roberson Alphonse