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Le Nouvelliste

Mobilisation à Saint-Marc : les regroupements politiques de l'opposition passent à une autre étape

Oct. 9, 2019, midnight

Depuis plusieurs semaines, à Saint-Marc comme dans les grandes villes du pays,  les journées de manifestations s’enchaînent et ne se ressemblent pas. Les unes plus violentes que les autres. Des attaques contre des commissariats, des jets de pierres et de bouteilles en direction des institutions privées et même  des tentatives de les incendier, le blocage des artères de la ville avec des grosses pierres, des pneus enflammés et autres, les protestataires multiplient les actions pour manifester leur colère contre la misère, l’insécurité, la corruption et exigent par-dessus tout le départ de Jovenel Moïse. Cette semaine, lors de la deuxième journée de mobilisation, les protestataires munis de cadenas, sans bande à pied et en traçant des vèvès, ont parcouru la ville de Nissage Saget et procédé à la ''fermeture'' de plusieurs institutions publiques.  L’ONA, le complexe abritant la douane,  la DGI, l'OAVCT, le bureau du TPTC, le tribunal de paix, le Parquet figurent parmi les institutions ayant reçu le visite de ces   manifestants en furie. Ce 9 octobre, ils ont regagné les rues pour vérifier si les  bureaux étaient restés  fermés, a déclaré Jeff Xavier, un membre influent de MOSA,  Mouvman pou Sove Ayiti. Le commissaire du gouvernement de Saint-Marc, Jules Wilkens, a fait quérir un juge de paix pour procéder à l'ouverture des portes du Parquet fermées la veille par les protestataires. Le parquetier affirme avoir subi des pressions des proches du pouvoir pour procéder à l'arrestation des membres de l'opposition. Toutefois, il a tenu à préciser qu'il n'avait reçu aucun ordre en ce sens issu de ses supérieurs hiéarchiques. Après avoir récupéré quelques effets dans son bureau, il a précisé avoir remis les clefs du parquet à l'un de ses substituts, Rémy Cajuste, sans préciser s'il s'agit vraiment d'une démission. D'un autre côté, le discours  du président du sénat, Carl Murat Cantave, a été froidement accueilli par les leaders des organisations proches de l'opposition locale. «Le sénateur Cantave aurait dû démissionner après avoir constaté son incompétence. Il manque d'honnêteté », a déclaré Chalienor Thompson, ancien candidat à la députation de la commune de Saint-Marc, également membre influent de l’organisation Rassemblement des militants conséquents de Saint-Marc (Ramicossm) qui a également gagné dans les rues pour exiger une tabula rasa. Sem NONOR semyes2006@hotmail.com