Le Nouvelliste
Les clés du bâtiment académique réhabilité de la Faculté des sciences humaines remis aux responsables
Oct. 2, 2020, midnight
En raison d’un mouvement organisé par des étudiants, le jeudi 27 août 2020, les dirigeants de l’institution se voyaient dans l’obligation de reporter la cérémonie d’inauguration du bâtiment académique réhabilité de la FASCH. C’est un bâtiment flambant neuf comportant des accessoires et des conforts nécessaires à l’apprentissage et il est parasismique. Le bâtiment contient une dizaine de salles de cours, une bibliothèque au rez-de-chaussée, un auditorium au quatrième niveau. Il possède une rampe en béton avec parapet pour les personnes à mobilité réduite donnant accès au premier étage. « Bientôt la reprise des activités de la FASCH se fera dans des conditions meilleures », s’est enthousiasmé Josué Vaval, coordonnateur du conseil de coordination qui, au nom de la communauté de la Faculté des sciences humaines, a salué et remercié le gouvernement du Japon de son appui à la réhabilitation de cette entité de l’UEH frappée par le séisme du 12 janvier 2010. Le responsable a également salué le dévouement du directeur de la BMPAD, Ignace Saint-Fleur, qui, dit-il, s’est défoncé corps et âme pour la réalisation de ce projet qui a été interrompu à maintes reprises. Le coordonnateur se dit fier que la FASCH puisse avoir un bâtiment qui répond aux normes de fonctionnement. M. Vaval évoque des soubresauts qu’a connus cette faculté qui, malgré tout, est restée debout pour continuer à former des générations de jeunes de ce pays. « C’est avec plaisir que nous avons contribué à innover cette entité de l’Université d’État d’Haïti » a martelé, pour sa part, l’ambassadeur du Japon, Mizuno Mitsuaki, saluant l’engagement et la diligence des autorités de l’État dans le cadre de la maintenance de ces travaux en dépit des crises sociopolitiques et sanitaires qu’a traversées le pays ces derniers mois. Il a salué aussi les responsables de l’Université et de la FASCH dans le cadre de ce projet. « Nous sommes convaincus que l’éducation de qualité reste un pilier essentiel qui pourra contribuer à améliorer les conditions d’existence de l’homme haïtien », a soutenu le diplomate japonais plaidant pour le renforcement de la formation professionnelle et universitaire des jeunes pour doter la population globale d’outils capables de leur permettre de développer des solutions innovantes aux différents défis. Exprimant sa fierté et son enthousiasme d'avoir participé à l’exécution du projet de réhabilitation de la FASCH, le directeur de la BMPAD, Ignace Saint-Fleur, salue les efforts investis et le courage de tous les acteurs qui ont permis d’aboutir à la réalisation du travail, notamment la coopération japonaise qui a favorisé ce cadre propice à la captation de connaissance au niveau de l’institution. Le directeur affirme qu’il était « impatient » de donner forme à cette cérémonie de remise officiellement de clés aux dirigeants pour que les étudiants puissent regagner l’espace universitaire. Le directeur Ignace Saint-Fleur, ancien étudiant de la FASCH, en a profité pour demander à l’ambassadeur du Japon d’accepter ses excuses « pour le comportement de ces étudiants qui sont nos filles et nos fils, dit-il, et qui se sont engagés dans une voie où les balises ne sont pas toujours définies », ayant bloqué la cérémonie prévue pour l’inauguration en août dernier. « Ma qualité d’ancien étudiant de la FASCH m’a endurci la certitude que l’université doit rester un espace d’apprentissage et de pratique des vertus de la tolérance, de l’humanité et de dialogue, du respect de l’autre, de ses idées et ses convictions. Nous devons tous être gardiens de ces principes si vraiment nous aspirons à construire un lendemain bien meilleur qu’aujourd’hui », a avancé celui qui exprime sa fierté d’être un acteur du renouveau de la FASCH. Le projet de réhabilitation du bâtiment académique de la FASCH a été financé par le gouvernement du Japon. Le rectorat de l’UEH et le BMPAD ont été respectivement « maitre d’ouvrage et maitre d’ouvrage délégué» de ces travaux lancés depuis mai 2019 qui ont duré treize mois et dont l’exécution a été assurée par la firme EXECO S.A.