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Le Nouvelliste

Le rectorat de l’UEH maintient qu’il ne reconnaitra aucune évaluation académique de l’Ecole de droit et des sciences économiques

Oct. 2, 2020, midnight

Pas avant l’entrée en fonction des membres de la commission de restructuration de l’EDGSEG, créée par les dirigeants depuis le 13 août dans une circulaire, ni les examens, ni concours d’admission, ni les soutenances de mémoire, ne seront reconnus par le rectorat de l’Université d’État d’Haïti, selon la note. Cette commission, composée de Me Dufrène Guillaumme (coordonnateur au rang de directeur de l’école), Me Youdeline Chérizard (coordonnatrice-adjointe, au rang d’assistant-directeur) et M. Daniel Dupiton (coordonnateur adjoint, au rang d’assistant-directeur), n’a pas pu être installée en raison des désaccords d’un ensemble d’acteurs internes. De fait, dans un avis qu’ils ont, pour leur part, adressé à la communauté, des membres du conseil des professeurs de l’EDSGEG ont informé le public en général, et les étudiants en particulier que, contrairement à la décision du rectorat, les examens dans toutes les entités de l’institution se tiendront comme prévu. Les professeurs ont tenu à rappeler que l’EDSEG est une école à part entière qui n’offre au rectorat de l’UEH qu’un contrôle académique et rien du plus, écrivent-ils expressément dans leur avis.   Une réplique qui n’a pas laissé indifférents les membres du conseil exécutif de l’Université d’Etat d’Haïti (UEH) qui se sont, en effet, pressés d’inviter, le vendredi 2 octobre, la presse à une conférence, dans une perspective de clarification, mais aussi afin de réitérer leur position face à l’Ecole de droit et de sciences économiques des Gonaïves notamment.  Le recteur Fritz Deshommes évoque la nécessité de se pencher sur la crise qui existe dans cette institution.  Il souligne un cri d’alarme lancé, depuis des temps, par des associations de magistrats, des professionnels du droit en ce qui concerne l’enseignement du droit dans le pays d'une manière générale, mais en particulier au niveau de l’EDSEG. Fritz Deshommes revient sur une étude réalisée par la Fédération des barreaux soulignant un ensemble de lacunes dans le  fonctionnement des écoles, notamment au niveau de l’EDSEG qui fonctionne avec un ensemble d’annexes partout sur le territoire. « L’EDSEG fait partie de nos préoccupations au niveau de l’UEH, de l’association des professionnels de droit, des magistrats, et », précise le dirigeant. « L’EDSEG est spécifiquement pointée du doigt, notamment dans sa manière d’organiser les examens, dans le processus de préparation des travaux de mémoire et l’organisation des soutenances des étudiants.  Je peux dire que c’est la seule qui n’est jamais parvenue à nous fournir les données sur les résultats des examens d’admission et la composition des cohortes d’étudiants en cours d’études », soutient le responsable, évoquant la nécessité d’une réforme dans l’enseignement et dans la manière dont se structurent certaines institutions œuvrant dans ce domaine.  Ce n’est pas seulement l’École de droit des Gonaïves qui est concernée par cette volonté de réforme, les autres aussi sont sous les projecteurs du rectorat, a clarifié, pour sa part, Jean Poincy, actuel vice-recteur aux affaires académiques. L’ancien candidat à la présidence, qui a été au conseil exécutif de l’UEH, insiste sur la nécessité qu’il y ait une formation de qualité dans toutes les entités de l’UEH.  Le responsable des facultés et des écoles en province au niveau du rectorat, Jean Judson Joseph, reconnait, après un diagnostic, que les entités des villes de province ont un apport considérable aux départements du pays. Mais, admet-il, ces entités évoluent avec un ensemble d’irrégularités, de problèmes qui nécessitent une restructuration. Ce sont des institutions qui doivent être renforcées pour une meilleure qualité de l’éducation, insiste le responsable.