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Le Nouvelliste

La Cour de cassation n’a encore arrêté aucune date pour se fixer sur le sort du CEP

Sept. 30, 2020, midnight

Depuis le renvoi de la prestation de serment des nouveaux conseillers électoraux le 22 septembre dernier, les juges de la Cour de cassation ne se sont pas encore entendus sur une date pour se fixer sur la recevabilité ou non des saisines qui ont été faites contre la nomination du Conseil électoral provisoire (CEP). Si les conseillers n’ont pas encore pris possession de leur bureau au siège du CEP à Pétion-Ville, le Premier ministre Joseph Jouthe a eu par contre une séance de travail mercredi avec eux.    Contactée mercredi par Le Nouvelliste, la juge à la Cour de cassation Wendelle Coq a fait savoir au journal que le président de la Cour ne lui a pas encore dit si une date a été arrêtée pour se fixer sur le sort du Conseil électoral provisoire. « Je ne sais pas parce que je n’ai pas vu les autres membres de la Cour. Je dois les contacter pour savoir ce qu’on va décider ; nous sommes dix juges à la Cour. À mon avis, il n’y a pas encore de date arrêtée pour se prononcer sur le CEP », a confié la juge. Interrogée sur les menaces de mort dont elle a été l’objet, la juge Wendelle Coq, dans cette interview accordée au Nouvelliste, a indiqué que des mesures ont été prises pour assurer sa sécurité.   Entre-temps, le Premier ministre tente de donner un peu d’oxygène aux membres du CEP qui sont sortis des radars depuis leur investiture au Palais national par le président de la République le 22 septembre dernier. « Je m'entretiens actuellement avec les nouveaux membres du CEP pour leur témoigner, au nom du gouvernement, mon support et ma solidarité. Mon gouvernement est mobilisé à mettre à la disposition du CEP toutes les ressources financières et matérielles nécessaires à l'accomplissement de sa mission », a révélé Joseph Jouthe dans deux tweets mercredi alors qu’il se trouvait au siège du CEP à Pétion-Ville. Parallèlement, des politiques et des organisations de la société civile continuent de dénoncer le caractère inconstitutionnel de la nomination du CEP et demandent à la Cour de cassation de ne pas recevoir leur prestation de serment.