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Le Nouvelliste

Dossier Sogener: Jean-Marie Vorbe auditionné au cabinet d’instruction

Jan. 31, 2020, midnight

Jean-Marie Vorbe était au cabinet d’instruction dans le cadre du dossier opposant la Sogener à l’État haïtien depuis octobre 2019. «Il a répondu aux questions de la justice sans hésitation et reste à la disposition de la justice pour toute nouvelle réquisition. Nous avons parlé seulement sur le dossier (électricité)», a fait savoir Me Bertho Dolcé, à sa sortie du cabinet d’instruction, près de cinq heures après. C’est la procédure, a-t-il ajouté. «Nous la respectons et, nous autres, à tout moment, nous resterons à la disposition de la justice. Autant de fois que la justice aura besoin de lui, il comparaîtra. Toujours est-il que cela doit se faire dans la forme», a garanti l’avocat. Endossant le rôle de représentant de la Sogener, Jean-Marie Vorbe, pressé de quitter les locaux du tribunal, était laconique. «L’audition est secrète, je ne peux rien dire», répète-t-il en souriant… Pour sa part, Martine Chevalier s’est contentée de confirmer que la présence de son client au cabinet d’instruction s’inscrivait dans le cadre du dossier en cours. Le juge Merlan Belabre a donc passé outre de l’initiative des avocats du pouvoir qui avaient récusé les juges du tribunal de première instance de Port-au-Prince pour empêcher les avocats de la partie adverse de casser les décisions du parquet de Port-au-Prince. Pour certains, il est en droit de le faire, vu les dispositions du Code d’instruction criminelle sur la procédure en dessaisissement d’un juge d’instruction. D'autres préconisent que, pour éviter toute suspicion, le juge doit surseoir à statuer en attendant la décision de la Cour de cassation. À quoi s’attendre de cette énième action dans ce procès qui montre l’élasticité du droit ?   Il faut souligner que, lundi, aucun avocat de la Sogener ne s'est présenté au procès tenu au tribunal correctionnel pour les faits qui sont reprochés à leurs clients. Les avocats de l’État haïtien avait demandé de renvoyer l’affaire à l’audience de huitaine, tout en ordonnant de sommer les prévenus à comparaître à la  plus prochaine audience. Sur les conclusions du ministère public, le tribunal avait fait droit à la remise sollicitée par la partie civile. Le juge avait ordonné à cette dernière de sommer la partie prévenue à comparaitre à la plus prochaine audience du tribunal.