Le Nouvelliste
10 ans après, l’Université St-Gérard peine encore à se remettre de la tragédie
Jan. 15, 2020, midnight
C’est avec fracas que la tragédie avait frappé, ce mardi-là, le 12 janvier 2010, aux portes du Centre technique Saint-Gérard (qui allait devenir l’Université Saint-Gérard). « Environ deux cent cinquante étudiants », y compris le directeur général, Roudolph Larosilière, ont été broyés par le séisme qui a ravagé Port-au-Prince et qui a particulièrement provoqué l'effondrement de leur bâtiment de sept étages. « On s’était dit qu’on allait recommencer. On avait contracté des dettes énormes. On n’avait pas assez de moyens. On a entrepris des démarches pour les obtenir. On s’est débrouillé pour ériger des salles provisoires. On a repris deux ans après. On a consenti des efforts pour assurer…», explique Fresnel Larosilière, l’un des dirigeants de l’université, qui est située à Carrefour-Feuilles (Port-au-Prince). En 2014, un fort incendie s’est déclaré et a terrassé le nouveau bâtiment provisoire dans lequel les cours étaient dispensés. Jusqu'à présent, personne n’est en mesure de dire s’il s’agissait d’une action criminelle ou d'un accident. « Après l’incendie, on a tout laissé. Maintenant on a des projets. On essaie de trouver des institutions qui peuvent nous aider », soutient le docteur Larosilière. 10 ans plus tard, l’institution ne s’est toujours pas remise du sinistre. Elle n’a reçu l'aide d'aucune institution nationale ou internationale. L’État ne nous a même pas approchés. « C’est difficile. Les étudiants ont des difficultés à s'acquitter des frais d’études. Mais on fait ce qu’on peut...», rassure le responsable.